Entrevue : Gary Vaynerchuck parle de résilience, de l’événementiel et de ce qu’il aime à propos de Montréal

publié le 8 octobre 2020
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Gary Vaynerchuck est un créateur d’entreprises. C’est le moins qu’on puisse dire. Le gourou du capital de risque a une compréhension intuitive des tendances commerciales, des nouvelles technologies et du comportement humain. C’est un PDG, un auteur de livres à succès et l’un des conférenciers les plus sollicités au monde. Nous avons rencontré Gary pour discuter de sa prochaine prestation à C2 En ligne, de ce qu’il pense de l’avenir de l’événementiel et, bien sûr, des raisons pour lesquelles il aime Montréal.

Tourisme Montréal : Commençons par C2. Qu’est-ce qui vous a motivé à dire oui à cet événement ?

Gary : J’essaie de dire oui depuis 10 ans ! C’est drôle, l’anniversaire de ma mère est en mai. Son anniversaire est l’un de mes événements préférés de l’année qui malheureusement m’a toujours empêché d’aller au C2 Montréal. Je meurs d’envie d’y participer. Cette année, la situation dans le monde a créé l’occasion. Et c’est l’un des grands congrès du monde, alors je suis ravi.  

 

TM : Que peuvent escompter les participants de votre participation à C2 En ligne ?

Gary: Je suis un conférencier très spontané. Je pense que je vais probablement présenter mon exposé comme un discours « sur l’état de l’union ». Mais la vérité est que je pourrais en bout de piste procéder autrement. Je suis souvent influencé par le conférencier qui me précède. J’aime canaliser l’énergie qu’il a déployée, quel que soit le sujet abordé. Je parlerai certainement des communications modernes et des possibilités d’action et j’encouragerai les gens à voir les possibilités qui s’offrent à eux.

 

TM : Que signifie pour vous le thème de l’événement - résilience ?

Gary: C’est un mot percutant, un très bon thème. C’est en fait l’un des aspects les plus sous-estimés du fait d’être créatif, d’être en affaires, d’être entrepreneur. Beaucoup de jeunes — disons à la fin de la vingtaine ou au début de la trentaine — n’ont pas vraiment vécu le krach économique de 2008, alors ils pensent qu’un revers c’est de ne pas pouvoir aller à Cancún avec leurs amis pendant le congé du printemps. Cette expérience en 2020 est donc la première fois qu’ils doivent faire face à une véritable adversité sur le plan professionnel. Nous sommes tous nés avec des conditions différentes. Je suis né dans une famille qui a immigré en Amérique à la fin des années 70. Cela a absolument contribué à renforcer ma résilience. Mon fondement est l’adversité, et la clé pour aller de l’avant est la résilience.

 

TM : Quels sont les obstacles qui empêchent l’industrie de se réinventer ?

Gary: Nous avons une quantité incroyable de professionnels de l’événementiel qui n’ont jamais mis l’accent sur les événements virtuels. Jusqu’à présent, ils ont fait les choses exactement de la même manière qu’ils les ont toujours faites. D’une certaine façon, ce n’est pas différent de ce que je claironnais dans les années 90 : il faut devenir bon sur Internet. C’est la même chose dans le secteur de l’événementiel. Préparez-vous à explorer de nouveaux territoires.

 

TM : Quel est votre point de vue sur les réunions virtuelles ?

Gary: Soyons clairs : être présent physiquement (lors d’un événement) est une part importante du retour sur investissement. Inévitablement, vous allez avoir un groupe de personnes pour qui le contenu a moins de valeur. Qu’est-ce qui est plus important pour elles ? La dimension communautaire. Les meilleures conférences virtuelles consistent à construire des espaces de réunion fermés où les gens peuvent réellement interagir, où il y a cet élément social. Au début, j’adorais Twitter parce que c’était une microcommunauté. Je sortais de scène après ma conférence et j’avais hâte de répondre à tous ceux qui m’avaient gazouillé. C’était une sorte de réunion en ligne. Nous devons rétablir cette énergie par le biais de logiciels, et par l’innovation. En fin de compte, les meilleures réunions virtuelles pourront reproduire la capacité à établir des relations.

 

TM : Vous êtes donc optimiste ?

Gary: Bien sûr. En fin de compte, les entreprises événementielles en 2030 seront beaucoup plus solides grâce à ce qui se passe actuellement.

 

TM : Ce ne serait pas une entrevue de Tourisme Montréal sans parler de notre ville. Quelles sont vos impressions sur la ville ?

J’ai grandi dans le commerce du vin et je faisais des voyages à Montréal au début de la vingtaine... parfois pour des enterrements de vie de garçon, parfois pour des réunions de famille. Ce qui m’a toujours impressionné, c’est la gastronomie et le vin, la façon dont Montréal est concurrentielle sur le plan mondial. Ces premiers voyages à Montréal m’ont marqué de façon permanente. Et puis, bien sûr, il y a le hockey. J’adore regarder les Canadiens jouer. Enfin, quand je pense à Montréal, je pense à la qualité de ses entrepreneurs ; et savez-vous ce qui me vient à l’esprit ? Une créativité sophistiquée. Montréal fait un excellent travail d’enrichir la réflexion avec une optique créative.

 

 

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