DIX au Carré conjugue art et science pour créer des événements inoubliables

publié le 23 avril 2019
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Les rues de Montréal regorgent d’installations fascinantes et d’œuvres d’art interactives qui divertissent les visiteurs et les habitants de la ville. Il faut savoir que ces surprises amusantes — balançoires à bascule lumineuses, les dominos, balançoires musicales ou quatuor de vélos stationnaires musicaux qui offrent d’excellents sujets pour des #mtlmoments sur Instagram sont l’œuvre de créateurs locaux et d’entrepreneurs innovants. Parmi ceux-ci on compte DIX au Carré et son cofondateur Félix Marzell, dont les talents ne se limitent pas au paysage urbain, mais s’étendent aussi au secteur de l’événementiel.

Design, ingénierie et expérience

Depuis la fondation de DIX au Carré en 2012, Marzell a concentré ses efforts sur le « croisement entre design et expérience ». De plus, avec ses installations ludiques, il a pleinement respecté la philosophie de sa société. « La mission de l’entreprise est vraiment d’habiter l’espace avec des objets », dit-il. « Objets insolites qui surprennent ou stimulent l’imagination des passants. » Et pour Marzell, Montréal est la ville idéale pour ces expériences. « C’est unique au monde », dit-il. « Montréal est une formidable pépinière pour ces idées, et nous y voyons de plus en plus des artistes prêts pour le marché de l’exportation. »

Histoire d’une réussite locale, DIX au Carré a installé avec succès plus de 625 projets extérieurs et intérieurs depuis 2012, à raison de deux projets par semaine en moyenne.

Un succès dont il aime parler

Pour impressionner lors d’une conférence ou d’une exposition, Marzell est d’avis qu’un peu d’effort peut mener loin. « Il est encore très facile de se démarquer aujourd’hui dans une foire commerciale parce que la plupart des gens ne prennent que des produits génériques — comme un petit bol de bonbons, des balles antistress, des stylos ou des roll-up ; il n’y a personne qui sort des sentiers battus », dit-il. Et avec un investissement modeste, un kiosque peut passer de moyen à inoubliable. Il poursuit : « Si vous allez investir 10 000 $ pour votre kiosque et qu’au bout du compte vous n’obtenez que 100 visiteurs, il vaut mieux investir 30 000 $ et en obtenir huit fois plus. »

Un exemple est une installation qu’il a réalisée pour une entreprise qui fabrique des granulés de verre broyé pour mélanger avec des produits tels que le ciment afin de réduire l’impact environnemental. DIX au carré a suggéré de faire une fontaine de verre pilé. « Leur kiosque avait les bases, mais l’expérience manquait. C’est ce que nous avons créé ! »

Grâce à cet ajout, la dynamique entre client et vendeur a été modifiée de manière inoubliable sur le mode de la nostalgie. « [Dans les foires] Les gens ont peur de s’arrêter aux kiosques et ils ne veulent pas parler, ils veulent juste regarder », dit-il. « Nous avons également installé un comptoir-bar derrière lequel se trouvaient des employés de l’entreprise. Ils m’ont dit que la différence était immédiate, comme jour et nuit. » En suscitant la curiosité des participants, « les gens se sont arrêtés et la conversation s’est faite naturellement. Et la fontaine a éveillé le sens du toucher — c’était comme un carré de sable dans lequel les gens voulaient jouer. »

Planifier l’expérience parfaite — l’interactivité est la clé!

Une installation interactive et stimulante qui amène un événement vers de nouveaux sommets nécessite plus qu’une idée novatrice. Et les antécédents de Marzell sont parfaitement adaptés aux besoins des organisateurs d’événements. « Il y a le côté design industriel, qui est facile pour moi parce que c’est ma formation », dit Marzell.  « Il est très important de préparer un cahier des charges détaillé au début du projet. Qui seront les utilisateurs ? Et les utilisateurs ne sont pas seulement les personnes qui assistent à l’événement, mais ce sont ceux qui vont transporter l’installation, la monteront et la démonteront, qui devront la réparer et la ranger. Il faut vraiment penser à tous ces aspects. »

DIX au carré applique ce que Marzell appelle la « pensée conceptuelle » (design thinking) à tous leurs projets. « La pensée conceptuelle est une question de relation entre l’objet, l’environnement dans lequel il va vivre et sa relation avec l’utilisateur. » Par exemple, si une installation est impressionnante à voir, mais fait trop de bruit, vous devez déterminer comment minimiser son impact négatif sur l’environnement et l’utilisateur.

L’une des leçons retenues par Marzell en matière de planification d’événements au cours de la dernière décennie est l’intérêt croissant pour l’interactivité, l’un des meilleurs moyens de ne pas simplement capter l’attention des visiteurs, mais également de les retenir. « Les gens veulent contrôler de plus en plus. Ils veulent participer à l’action et recevoir quelque chose en échange. Lorsque j’ai lancé l’entreprise en 2012, on se limitait à faire des projections sur mur — mais maintenant, les projets qui fonctionnent sont ceux qui sont interactifs », dit-il.

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